
Autisme et schizophrénie
Des histoires entremêlées, des réponses variées
Nées à un peu plus de trente ans d’écart, schizophrénie et autisme sont des entités qui ont durablement marqué la psychiatrie. L’autisme infantile est devenu, au détour du XXIe siècle, le trouble prévalent dans notre société. Il en va ainsi des « progrès » de la psychiatrie ; mais pour un trouble qui entrave l’usage du langage, le fait que l’information et la communication marquent notre époque n’est pas anodin. La nomination même de syndrome autistique de l’enfant a créé une ambiguïté en faisant référence à un terme forgé pour la schizophrénie. Par ailleurs, la problématique de la conception du terme de psychose a aussi concouru à favoriser cette confusion. Nous rappelons ici cette histoire et celle de la lente séparation de ces classifications, ainsi que la place des différents acteurs.
Avec le soutien de l'Unité de recherche RPpsy (UR 4050) de l'université Rennes 2
Préface de Jean-Claude Maleval
- Les origines
- Le mouvement de séparation
- Du côté des réponses, des accompagnements structurés
- La psychanalyse et le problème des classifications
- Les travaux des pionniers de la psychanalyse
- Les spécificités lacaniennes
- Les psychanalystes qui optent pour une séparation autisme/schizophrénie
- Le corps et ses objets, traitement différentiel
- La rencontre comme discriminante
- Au fond, que faire ?
